11/04/2009

-- Programme PS Région Wallonne --

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L’ambition du PS : 6 objectifs forts
 
 
 
 
 
 


Les valeurs PS : 2 axes transversaux
 

 
 
 
 
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Il y a 125 ans, seuls les plus riches votaient, il n’y avait pas de pension légale, pas d’allocations familiales, pas de congés payés, pas d’enseignement obligatoire, pas de garantie contre le licenciement, …
 
L’écrasante majorité de la population n’avait qu’un droit : travailler pour survivre. À cette époque, on invoquait "l’ordre des choses". C’était le règne de la pensée unique.
 
Voici 125 ans, pour changer cette société conservatrice qui ne reconnaissait d’autres lois que celle du profit, certains se sont levés. Ils ont jeté les bases d’un projet nouveau: le projet socialiste !
 
Au terme de grands combats, on vit apparaître le suffrage universel, l’enseignement gratuit pour tous, la protection des travailleurs, les pensions, les soins de santé, la protection des moins valides …

Mais peu à peu, le monde de la finance et des chantres de l’ultralibéralisme ont gagné du terrain, s’affranchissant de toute règle, de tout contrôle. Et à côté des millions de citoyens qui meurent de faim ou qui triment pour mener une vie digne, on en voit certains gagner des fortunes en jouant à l’économie-casino. Aujourd’hui encore, certains prétendent que c’est l’ordre des choses. C’est le règne de la pensée unique néolibérale.

Puis vint l’année 2008. Et la crise libérale.

Une crise mondiale, aux conséquences dramatiques pour la société tout entière.

Le système qu’on nous présentait comme la seule voie de développement possible s’est effondré … avant d’appeler l’Etat pour essuyer les pertes et gérer le chaos. Le système ultralibéral a montré qu’il n’était donc pas seulement injuste mais qu’il était aussi économiquement intenable. Le temps de la pensée unique est révolu!

Cela, les défenseurs d’un capitalisme sans bornes, ceux qui profitent d’une accumulation sans limite, ne le reconnaîtront pas.

Au lendemain de la catastrophe, ils minimisent, parlent d’ajustement momentané, et tant pis pour les millions de gens qui restent sur le carreau. Mais la démonstration est faite : le système ultralibéral nous conduit dans une impasse sociale, écologique et économique. Plus rien ne doit nous empêcher de penser et de mettre en œuvre une alternative : une société où la croissance se fait dans la cohésion sociale et le développement durable.

C’est le projet des progressistes. C’est le combat du Parti Socialiste.

Ce combat est planétaire, mais il commence ici, en Belgique, à Bruxelles et en Wallonie. Surmonter la crise est une étape essentielle. Mais c’est une étape. Au-delà, nous devons construire – ensemble – un nouveau modèle de société, durable et solidaire. Un modèle où l’Etat doit être celui qui garantit la solidarité et, par là, celui qui rend possiblela réussite de chacun.
 

 
 
En Wallonie, le Plan Marshall a indéniablement lancé une nouvelle dynamique pour le redéploiement de notre Région. Une action ciblée sur les principaux atouts wallons, des critères objectifs, des évaluations régulières, un solide partenariat avec les experts et les acteurs du terrain, c’estça la méthode ‘Marshall’. C’est le travail collectif de ceux qui croient en la Wallonie, qu’ils soient travailleurs, partenaires sociaux, entrepreneurs, scientifiques ou citoyens.
 
Aujourd’hui, notre pays est frappé par une crise financière, économique et sociale profonde. Dans un tel contexte, nous ne pouvons nous contenter d’une prolongation des politiques initiées. C’est d’une ambition décuplée dont notre Région a besoin, non seulement pour surmonter la crise, mais aussi pour se préparer à l’«après crise»: car demain, quand l’activité reprendra, quand la confiance reviendra, nous devrons être prêts. Nos jeunes devront être les mieux formés, nos recherches les plus prometteuses, nos entreprises les plus soutenues. C’est l’objectif du Plan Marshall 2.0.porté par le PS : celui de faire entrer la Wallonie dans un nouveau modèle de société, durable et solidaire.
 
Pour lutter efficacement contre la crise, il est avant tout impératif de soutenir la création d’emplois. Pour le PS, l’Etat a ici un rôle essentiel à jouer: c’est à lui de garantir les conditions favorables pour encourager la création d’activités, susciter l’envie d’innover. Nos entreprises sont le moteur de notre croissance; les soutenir, c’est préparer l’avenir de notre Région.
 
Le PS veut donner le goût d’entreprendre dès le plus jeune âge, pour faire éclore et s’affirmer les talents dont notre Région a besoin.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • un soutien financier renforcé pour les indépendants, les professions libérales et les demandeurs d’emploi qui veulent créer leur entreprise ;

  • créer une crèche dans au moins 80% des parcs d’activité économique pour aider les parents à concilier une vie professionnelle active et une vie familiale épanouie ;

  • permettre à celui qui crée son entreprise de considérer sa propre activité comme un emploi afin de bénéficier des aides à l’emploi ;

  • raccourcir et simplifier les procédures de mise en œuvre des zones d’activité économique ;

  • exonérer de précompte immobilier toute construction ou acquisition d’immeubles affectés à une activité économique, commerciale ou de service ;

  • renforcer l’impact positif des pôles de compétitivité, notamment par un soutien accru à la recherche et à la formation dans les secteurs des pôles de compétitivité ;

  • développer et mettre à disposition des petites et moyennes entreprises des infrastructures d’innovation communes ;

  • développer la formation à «l’esprit d’entreprise» dès l’école, surtout à travers la formation qualifiante qui doit devenir une filière d’excellence, avec des équipements modernes (cfr programme Communauté française) ;

  • renforcer les liens entre le monde de l’entreprise et l’école: en systématisant les stages en entreprises, en encourageant des personnes ayant une expérience professionnelle reconnue à devenir professeurs, etc.
 
Stimuler l’esprit d’entreprise, c’est aussi garantir le droit à la seconde chance. L’échec ne doit pas être perçu comme un frein mais comme une partie intégrante de l’expérience d’un entrepreneur. L’Etat doit être là pour accompagner les entrepreneurs à chaque étape, y compris en cas d’échec, pour qu’un nouveau départ soit facilité.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • un dispositif d’alerte permettant aux entreprises de détecter au plus tôt les difficultés financières et les raisons de ces difficultés ;

  • un accompagnement personnalisé des entrepreneurs concernant les aides et les procédures pour le sauvetage de l’entreprise ;

  • aider les entrepreneurs à redémarrer après une faillite non frauduleuse en simplifiant et raccourcissant les procédures en matière de faillite ;

  • simplifier et encourager la transmission d’entreprises afin d’assurer leur continuité et préserver l’emploi.
 
La crise du système libéral provoque des pertes d’emplois massives. Pour le PS, le mot d’ordre face au chômage doit être l’accompagnement immédiat. Dès le début du stage d’attente pour les jeunes, dès les premiers signes d’un ralentissement d’activités, un coaching personnalisé doit permettre à chacun de rebondir et retrouver un emploi au plus vite.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • ceux qui perdent leur emploi doivent bénéficier d’un accompagnement dans le mois, recevoir directement toutes les informations sur la réinsertion professionnelle, et bénéficier d’une formation s’ils souhaitent une reconversion professionnelle ;

  • diminuer le chômage des jeunes de 10% par an, notamment en amplifiant le plan Jobtonic: au plus tard 1 mois après son inscription comme demandeur d’emploi, le jeune se voit proposer un contrat d’insertion professionnelle, avec des formations, des offres de stages et un accompagnement individualisé ;

  • un coaching renforcé pour les jeunes dans les quartiers en difficulté.
 
Enfin, dans ce contexte de crise financière et économique, il est aussi crucial de sauvegarder l’emploi existant. A côté du Gouvernement fédéral, les responsables wallons doivent également renforcer leurs efforts pour limiter au maximum les conséquences de la crise sur les travailleurs.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • négocier avec les entreprises le maintien de l’emploi et positionner le Gouvernement wallon dans un rôle de conseil et d’accompagnement ;

  • former les travailleurs pendant les périodes de chômage économique ;

  • garantir aux intérimaires et aux personnes en contrat à durée déterminée qui ne sont pas reconduites, l’accès aux cellules de reconversion (dispositif d’accompagnement renforcé du Forem en cas de restructuration ou de faillite).




 
Pour le PS, la crise doit être transformée en une opportunité sans précédent de changer les choses, d’impulser un nouveau modèle de développement économique, durable et solidaire. Un modèle qui tienne compte des générations à venir et des défis du réchauffement climatique.
 
C’est tout l’enjeu de l’alliance emploi-environnement. Car l’environnement et le développement durable représentent un véritable gisement d’emplois pour notre Région.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • des investissements massifs dans les secteurs d’avenir et dans la formation aux métiers verts: l’éco-construction, les économies d’énergie, la production d’énergies renouvelables, la mobilité durable, la gestion des déchets et de l’eau, l’assainissement des friches, etc. ;

  • stimuler la recherche et l’innovation dans l’ensemble de ces secteurs ;

  • soutenir la création de sa propre activité dans ces secteurs ;

  • développer la formation en alternance et les spécialisations dans les filières du développement durable ;

  • créer ou développer des centres de formation disposant d’un équipement de pointe (centres de compétences, centres de technologies avancées) pour former les élèves, les enseignants, les travailleurs et les demandeurs d’emploi.
 
L’une des clés du développement économique de notre Région réside également dans notre capacité à répondre aux pénuries de main d’œuvre. Le PS veut non seulement miser massivement sur l’enseignement et la formation aux métiers techniques et scientifiques, mais aussi donner aux jeunes l’envie d’exercer ces professions d’avenir.
 
 
Nos propositions concrètes :
 
  • créer un guichet unique pour mieux informer sur les métiers et notamment les métiers en pénurie : les carrières possibles, les débouchés, les offres de formation, etc. ;

  • poursuivre l’objectivation des métiers en pénurie et ajuster l’offre de formations en fonction de ce screening ;

  • développer les formations aux métiers en pénurie, notamment dans l’enseignement en alternance (cfr ci-dessous) ;

  • revaloriser les salaires et les conditions de travail des travailleurs des métiers en pénurie (pénibilité, régimes de travail, qualité des contrats) en impliquant davantage les entreprises et les secteurs professionnels via des conventions sectorielles.


 
Le redéploiement de la Wallonie passe nécessairement par une meilleure valorisation des talents wallons. Nous devons fournir à tous les Wallons, jeunes et moins jeunes, les outils leur permettant de sans cesse s’améliorer. Et le meilleur outil est sans conteste une excellente formation, à la fois initiale et continuée.
 
Pour le PS, il est essentiel de rapprocher le monde du travail au monde de l’école et de la formation. Cela passe notamment par une revalorisation de l’enseignement qualifiant: tous les jeunes qui suivent ce parcours doivent bénéficier d’équipements modernes, en phase avec la réalité du terrain (cfr programme Communauté française). Cela passe aussi par la formation en alternance, qui doit devenirune filière d’excellence. Elle doit donner aux jeunes le goût d’entreprendre, et leur garantir un emploi de qualité dès la sortie de l’école.
 
Le PS veut également miser sur l’un des principaux atouts de la Wallonie: sa position au cœur de l’Europe. Nous devons exploiter cet atout, et développer une économie ouverte sur l’Europe et sur le monde. Le plurilinguisme des Wallons doit être une des priorités de la prochaine législature.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • la mise en œuvre de la réforme de l’alternance, avec la garantie d’une place de stage en entreprise pour chaque jeune en alternance et la garantie d’une certification unique à l’issue de la formation suivie ;

  • étendre la méthode de l’alternance à tout l’enseignement qualifiant ;

  • de nouveaux investissements dans des équipements et du matériel modernes dans l’enseignement qualifiant ;

  • l’amplification du «plan langues» pour atteindre, d’ici 2014, 15.000 bourses d’immersion linguistique, 700.000 chèques langues pour former les travailleurs des PME et 40.000 formations intensives pour demandeurs d’emploi ;

  • l’augmentation de l’offre de formations continuées pour en faciliter l’accès à tous les travailleurs.
 
Il est également important de ne pas se priver du potentiel et du savoir-faire des travailleurs non-diplômés. C’est pourquoi le PS veut transformer en diplômeles compétences acquises sur le terrain: à travers le processus ambitieux de «validation des compétences», les travailleurs expérimentés pourront exploiter au mieux leur talent et leur savoir-faire sur le marché du travail.
 
 
 
 
La recherche est un moteur du développement économique, social et culturel de la Wallonie. Investir dans la recherche, c’est investir dans l’avenir et dans le développement de la Wallonie. Pour le PS, nous devons viser le meilleur et nous donner les moyens de nos ambitions.
 
Le PS croit dans le potentiel des Wallons d’atteindre l’excellence, si on leur donne les outils et les moyens nécessaires. Il y a en Wallonie des talents et des atouts qui doivent être soutenus, encouragés et valorisés. Au PS, nous nous donnons pour objectif de conquérir un Prix Nobel d’ici 2020 !
 
Nos propositions concrètes :
 
  • consacrer 3% du PIB à la recherche ;

  • développer la recherche dans les secteurs porteurs tels que l’énergie, le développement durable, la santé ;

  • un statut harmonisé et revalorisé pour les chercheurs ;

  • la valorisation du doctorat comme une expérience professionnelle et non plus uniquement comme de la formation ;

  • un soutien renforcé des dépôts de brevets "made in Belgium" ;

  • la participation de nos chercheurs à des projets internationaux ;

  • mettre en œuvre des centres d’excellence wallons interuniversitaires notamment dans le secteur du développement durable ;

  • développer une recherche fondamentale d’excellence orientée vers les domaines de recherche appliquée des pôles de compétitivité ;

  • valoriser la carrière scientifique auprès des jeunes.
 
 
 
La question du pouvoir d’achat relève avant tout des compétences fédérales (salaires, fiscalité, sécurité sociale, contrôle des prix). Mais pour le PS, c’est l’ensemble des responsables politiques qui doivent se mobiliser pour lutter contre la diminution du pouvoir d’achat et améliorer la qualité de vie des citoyens.
 
 
L’énergie la moins chère et la plus propre, c’est celle qu’on ne consomme pas. Il faut donc encourager tous les citoyens à réduire leur consommation d’énergie, à la fois pour augmenter leur pouvoir d’achat et pour lutter contre le réchauffement climatique.
 
Pour le PS, l’accès aux économies d’énergie ne peut devenir la source de nouvelles inégalités. Chaque citoyen doit contribuer à l’effort global de réduction de la consommation d’énergie en fonction de ses possibilités. C’est l’objectif de l’écologie sociale qu’incarne le PS et qui apporte une réponse à la fois efficace, réaliste et équitable à ce défi majeur.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • organiser un «guichet énergie» dans toutes les communes pour informer les habitants sur les primes et les prêts, fournir des conseils énergétiques, etc. ;

  • accélérer le versement des primes relatives aux économies d’énergie ;

  • étendre le prêt à taux zéro pour les travaux de réhabilitation des logements vétustes ;

  • une meilleure transparence des prix de l’énergie, notamment grâce à des compteurs permettant aux ménages de consulter en permanence les données de leur consommation ;

  • investir dans la formation d’auditeurs énergétiques pour informer et conseiller les citoyens sur l’ensemble du territoire wallon ;

  • diminuer le taux de TVA et supprimer les droits d’enregistrement pour l’achat ou la construction de maisons passives ;

  • pas d’augmentation du précompte immobilier en cas d’augmentation du revenu cadastral suite à des rénovations pour des économies d’énergie.


 
Chacun, quels que soient ses centres d’intérêt, doit pouvoir se divertir et se développer à travers la pratique d’un sport, d’une activité culturelle ou l’accès aux nouvelles technologies. Parce que, pour le PS, la véritable liberté ne s’exerce qu’à partir du moment où chaque femme et chaque homme peut s’épanouir, sans obstacles financiers majeurs.

Nos propositions concrètes :
 
  • supprimer totalement la redevance télé d’ici 2013 ;

  • multiplier les points d’accès gratuits à Internet (Espaces Publics Numériques) ;

  • favoriser la pratique du sport, en ouvrant les écoles et les Centres Adeps en dehors des heures de cours et pendant les vacances ;

  • organiser des partenariats entre les clubs sportifs et les entreprises privées pour utiliser les infrastructures privées (parkings, etc) pour la pratique d’un sport, notamment les week-ends.


 
Choisir les transports en commun, c’est le premier pas concret vers le développement durable. Le PS veut donner envie aux gens de prendre et reprendre les transports en commun. Pour cela, il faut faire en sorte que ceux-ci soient plus intéressants à tous les niveaux : moins chers, plus pratiques, plus confortables et plus sécurisés.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • la gratuité des bus TEC pour les jeunes jusqu’à 24 ans et un abonnement plus avantageux pour les jeunes travailleurs ;

  • améliorer la qualité, la fréquence et l’accessibilité des transports en commun ;

  • assurer une meilleure cohérence TEC/ STIB/ SNCB en matière d’horaires et de titres de transport ;

  • tripler le nombre de places de parkings de dissuasion et organiser des navettes depuis ces parkings ;

  • réduire de 50% la pollution des bus TEC d’ici 2020 ;

  • évaluer et généraliser les bus à la demande, bus de nuit et de week-end à destination des lieux de sortie des jeunes ;

  • étendre les zones piétonnes dans les centres villes et développer de nouvelles pistes cyclables le long des voiries régionales et locales ;

  • étendre l’offre de voitures partagées ;

  • modifier le calcul des taxes de mise en circulation et de circulation en fonction de l’émission de CO2 du véhicule ;

  • intégrer les émissions de polluants des dispositifs d’écobonus et d’écomalus.
 
 
 
 
Tous les citoyens doivent pouvoir se loger dignement et améliorer la qualité de leur logement. Une politique audacieuse doit contribuer à faire du droit au logement une réalité pour tous les Wallons.
 
 
Pour le PS, être propriétaire de son logement doit être un choix réalisable pour un maximum de ménages wallons. Des efforts importants ont déjà été réalisés sous la législature passée, notamment avec le «prêt tremplin» qui soutient les propriétaires durant les premières années de leur emprunt hypothécaire.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • pas d’application des droits d’enregistrement sur les premiers 15.000 euros du prix d’un logement de moins de 150.000 euros ;

  • l’exonération du précompte immobilier pendant 5 ans lors du premier achat, pour les logements de moins de 150.000 euros ;

  • une réduction du précompte immobilier de 125 euros dès le premier enfant ;

  • la reportabilité des droits d’enregistrement, qui permet d’éviter de payer plusieurs fois des droits d’enregistrement lors d’un nouvel achat ;

  • encourager les locataires de logements publics à racheter leur logement, via un système de «location achat» qui tienne compte des loyers déjà versés ;

  • étendre le «prêt tremplin» à l’achat d’un logement social (bonus d’aide de 100 euros par mois les 2 premières années).


 
Que ce soit par choix de vie ou par nécessité, beaucoup de Wallons sont locataires de leur logement. Pour ceux-ci, le PS veut garantir des logements de qualité à des loyers décents.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • fixer un montant de référence pour le calcul des loyers tenant compte des caractéristiques et de la situation du bien, et encourager fiscalement les propriétaires à s’ajuster sur ce prix ;

  • mettre en place une assurance perte de revenus couvrant le paiement des loyers ;

  • créer 2.000 nouveaux logements publics par an et sanctionner les communes qui ne contribuent pas à créer du logement public sur leur territoire ;

  • accélérer l’exécution du plan exceptionnel d’investissement afin de le finaliser dans les meilleurs délais.
 
 
 
L’émancipation est la clé de voûte du projet socialiste. Une société où chacun dispose des mêmes droits, dans les principes mais aussi dans les faits, tel est plus que jamais l’objectif premier du PS.
 
Pour le PS, il faut permettre aux personnes les moins privilégiées d’avoir toutes les chances de s’épanouir et s’émanciper au sein de leur quartier et au sein de la société.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • renforcer le jobcoaching des personnes handicapées et généraliser des «handicontacts» dans chaque commune ;

  • accorder une réduction de précompte immobilier de 250 euros aux chefs de famille dont le premier enfant souffre d’un handicap ;

  • lever progressivement le moratoire qui limite actuellement la création de nouvelles places d’accueil pour les personnes handicapées ;

  • un renforcement des «maisons médicales» pour offrir à tous des soins de santé de qualité à proximité ;

  • la gratuité de la pilule et des préservatifs disponibles dans les centres de planning familiaux ;

  • développer les services de santé mentale sur tout le territoire ;

  • intensifier les collaborations entre le Forem et les CPAS et améliorer l’activation des bénéficiaires des CPAS pour les encourager à s’insérer professionnellement.
 
L’aide et l’accompagnement aux personnes représentent également un gisement d’emplois qui répondent à des besoins sociaux importants. L’amplification de l’investissement de la Région wallonne dans l’emploi non marchand permet donc d’atteindre un double objectif : augmenter les mises à l’emploi et améliorer l’offre d’aide aux personnes.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • la création de 10.000 emplois via les aides à la promotion de l’emploi (APE), en particulier dans les domaines de l’accueil de l’enfance, de l’aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées ;

  • 10.000 nouvelles places d’accueil en crèche à l’horizon 2014 ;

  • inclure dans les futurs accords non marchands un important volet impliquant autorités publiques et partenaires sociaux dans une politique d’emploi durable et de création de postes de travail ;

  • garantir la qualité de l’offre de services dans le non-marchand en veillant à la qualification des travailleurs, notamment par leur formation continuée.


 
Le grand défi sociétal du 21ème siècle restera celui de l’allongement de l’espérance de vie. Face à ce défi, le PS veut une Wallonie où les aînés se sentent bien et surtout où ils se sentent libres et autonomes. Cela passe d’abord par une pension convenable, mais aussi par des formules plus souples et plus modernes leur permettant de continuer à vivre chez eux aussi longtemps que possible.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • une aide à domicile plus souple et renforcée pour mieux répondre aux besoins des aînés d’aujourd’hui ;

  • implanter davantage de logements publics adaptés aux personnes âgées et handicapées dans des lieux de vie (à proximité des commerces, des moyens de transport) ;

  • multiplier les «habitats kangourous» qui permettent aux personnes âgées de partager leur logement avec une jeune personne, en échange d’une aide et d’une participation à la vie de famille ;

  • développer des «agences d’aînés actifs» au sein des communes pour informer les aînés et organiser des activités culturelles ou de bénévolat ;

  • faire davantage appel aux aînés dans l’accueil extrascolaire, les écoles de devoirs, les maisons de quartiers, etc.


 
Le PS veut offrir à chacun la possibilité de s’épanouir dans la vie en société. Cela implique d’abord la garantie de la sécurité physique face à toutes les formes de violence, depuis le sentiment d’insécurité et la petite délinquance jusqu’au grandes formes de violences physiques. Que ce soit dans les grandes villes ou dans les communes rurales, les citoyens méritent de vivre dans un cadre de vie sécurisé et attrayant.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • augmenter le nombre de «gardiens de la paix» pour assurer la prévention et la sécurité dans toutes les communes ;

  • développer l’offre de services publics de proximité: antennes de quartier, commissariat de quartier, maisons de quartier, …

  • renforcer la lutte contre les incivilités ;

  • multiplier les agents de surveillance dans les transports en commun, en particulier sur certaines lignes «difficiles» ;

  • renforcer la gestion des centres-villes et octroyer un vrai statut aux stewards urbains ;

  • améliorer le cadre de vie dans les quartiers difficiles (développer des aires de jeux, des jardins collectifs, etc.) ;

  • faciliter la vie des habitants dans les milieux ruraux: soutien à la mobilité (bus à la demande, taxis ruraux, bourses de covoiturage), création de maisons de villages, préservation des petites écoles, …

  • encourager la création de médiateurs de quartier qui auront pour mission de résoudre les petits litiges (conflits de voisinage, conflits entre locataires et propriétaires) par la voie du dialogue.
 
 
 
 
Bien gouverner, c’est améliorer le fonctionnement des institutions au bénéfice des citoyens, des associations et des entreprises. Pour le PS, cette bonne gouvernance passe notamment par une simplification des démarches administratives, mais aussi par une modernisation des institutions francophones, pour plus de cohérence et de lisibilité.
 
 
L’administration wallonne doit simplifier la vie, encourager la créativité et accompagner les citoyens dans chaque étape de leur vie. Que ce soit la création d’une entreprise, l’engagement d’un travailleur, l’emménagement dans une commune… chaque Wallon doit avoir la possibilité d’atteindre ses objectifs avec le soutien de services publics modernes et efficaces.
 
Le PS entend relever ce défi. Avec l’ensemble des agents de la fonction publique, nous voulons proposer aux Wallons de conclure un «Contrat avec l’administration»: celle-ci doit devenir un partenaire pleinement actif dans la réalisation des projets de chacun, en limitant au strict minimum le nombre de démarches au préalable. En contrepartie, ceux qui bénéficient de cet accompagnement s’engagent à en respecter les règles.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • la simplification administrative en interne et pour les usagers (formulaires simplifiés, services en ligne…) ;

  • la traçabilité complète des démarches administratives afin que les usagers puissent en temps réel voir où en est leur dossier ;

  • l’élargissement du principe de confiance (déclaration sur l’honneur) avec un contrôle a posteriori pour faire avancer les dossiers plus rapidement ;

  • la mise en place d’un baromètre périodique de satisfaction pour identifier les nouveaux besoins des usagers.
 
L’Administration publique occupe une place centrale dans le développement et le renouveau de la Wallonie. Pour y parvenir, elle doit bien sûr disposer d’une organisation adaptée et des outils nécessaires, mais aussi d’un personnel de qualité, travaillant dans un cadre de travail sans cesse amélioré et motivé par des perspectives intéressantes de carrière.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • la création d’une Ecole d’administration publique wallonne, qui puisse coordonner et impulser une véritable culture du management public ;

  • un renforcement de la formation continuée pour les agents publics ;

  • une mobilité de carrière accrue pour tous les fonctionnaires, entre les différentes administrations de notre pays ;

  • renforcer l’immersion en entreprise et les échanges avec le secteur privé.


 
Réforme de la tutelle sur les pouvoirs locaux, transparence des marchés publics, déclaration de mandats, contrôle des rémunérations, réforme des intercommunales, règles de déontologie et d’éthique, diminution radicale du nombre de mandats… Nombreuses sont les mesures adoptées par le Gouvernement wallon sous cette législature en faveur d’une gouvernance optimalisée. Le PS veut poursuivre la dynamique.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • amplifier le recours aux évaluateurs externes et aux jurys indépendants pour objectiver les choix ;

  • organiser une évaluation constante de l’action du Gouvernement, sur base d’un plan stratégique ciblé, piloté et budgété ;

  • maintenir une concertation avec les experts, les acteurs de terrain (pouvoirs locaux, monde associatifs, entreprises) et les partenaires sociaux pour bénéficier de leur connaissance du terrain ;

  • confier à la Cour des comptes des missions d’observation, de conseil et de contrôle des organismes locaux et para locaux.
 
Il importe également de renforcer la cohérence et la lisibilité des institutions francophones, depuis les communes jusqu’à la Communauté française. Notre objectif est d’améliorer le service rendu aux citoyens, en veillant à éviter les doublons et en collant davantage à la réalité du terrain.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • un Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles composé avec des Ministres régionaux bruxellois et wallons ;

  • des synergies renforcées entre les compétences communautaires et régionales ;

  • une répartition des compétences pragmatique et en phase avec les réalités du terrain ;

  • une vision à long terme de l’action communale, au travers d’un plan stratégique global élaboré en concertation avec toutes les forces vives ;

  • la définition d’ «axes d’excellence» par chaque province, dans les domaines où elles sont les plus performantes ;

  • la gestion des compétences par le niveau de pouvoir le plus pertinent.
 
 
 
 
Le combat pour faire admettre la diversité est un combat plus actuel que jamais, malgré des avancées légales importantes en matière d’égalité et de lutte contre les discriminations. Le PS est depuis toujours à la pointe de ce combat. Demain encore, les socialistes continueront à se batte pour changer les mentalités et faire en sorte que l’égalité se concrétise dans tous les domaines de la vie.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • mieux soutenir l’entreprenariat féminin (coaching, sensibilisation) et la diversité entrepreneuriale ;

  • la mise en place de plans d’égalité dans les entreprises et dans la fonction publique en faveur des femmes, des personnes issues de l’immigration et des personnes handicapées ;

  • fixer un maximum de 2/3 de personnes du même sexe dans les conseils d’administration des organismes et institutions subventionnés par la Région wallonne ;

  • la lutte contre toutes les formes de discriminations (sur base de l’origine, du sexe, du handicap, de l’âge, de l’orientation sexuelle…) dans les secteurs du logement, de l’accès à l’emploi (notamment via un monitoring du marché de l’emploi), etc.

  • mettre en place un parcours d’accueil pour mieux informer les Belges d’origine étrangère ou les étrangers installés depuis longtemps chez nous de leurs droits et de leurs devoirs (cours de français, initiation à la citoyenneté, orientation socioprofessionnelle).
 
 
 
La protection de notre environnement, les dangers liés au réchauffement climatique, les coûts de l’énergie et l’épuisement progressif des sources d’énergie traditionnelles constituent autant de raisons d’agir. Le développement durable n’est pas une option parmi d’autres ; c’est une question de survie pour notre société et pour les générations à venir.
 
Pour le PS, cette préoccupation centrale passe non seulement par notre consommation d’énergie (cfr ci-dessus: «pour une écologie sociale»), notre politique en matière d’emploi et de formation (cfr ci-dessus: «l’alliance emploi-environnement»), nos ambitions en matière de recherche (cfr ci-dessus: «Plan Nobel 2020»), mais aussi par une révolution des mentalités dans l’ensemble de nos politiques publiques.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • mettre en place un «test développement durable» pour l’ensemble des mesures prises par le Gouvernement et l’administration ;

  • intégrer d’ici 2014, 20% de produits locaux, de saison ou issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable dans les cantines des écoles et des administrations ;

  • rendre faibles en émissions de carbone toutes les nouvelles constructions publiques ;

  • amplifier la stratégie globale de performance énergétique des bâtiments publics ;

  • un plan de rénovation énergétique des logements publics, pour que d’ici 2014 au moins 50% des logements publics puissent réduire leur consommation en énergie ;

  • des plans de mobilité au profit des fonctionnaires wallons ;


  • inciter à la mise en œuvre de mesures d’économies d’énergie dans les bâtiments industriels, sur base d’un audit énergétique ;

  • privilégier la réhabilitation des friches industrielles ou urbaines, dont l’assainissement de plus de 100 friches polluées d’ici 2020.

17:00 Écrit par Saverio Ciavarella dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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I. L’ambition du PS : 6 objectifs forts
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les valeurs PS : 2 axes transversaux
 
 
 
 

 
 

 
 
 
 
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Il y a 125 ans, seuls les plus riches votaient, il n’y avait pas de pension légale, pas d’allocations familiales, pas de congés payés, pas d’enseignement obligatoire, pas de garantie contre le licenciement, …
 
L’écrasante majorité de la population n’avait qu’un droit : travailler pour survivre. A cette époque, on invoquait "l’ordre des choses". C’était le règne de la pensée unique.
 
Voici 125 ans, pour changer cette société conservatrice qui ne reconnaissait d’autres lois que celle du profit, certains se sont levés. Ils ont jeté les bases d’un projet nouveau : le projet socialiste !
 
Au terme de grands combats, on vit apparaître le suffrage universel, l’enseignement gratuit pour tous, la protection des travailleurs, les pensions, les soins de santé, la protection des moins valides …
 
Mais peu à peu, le monde de la finance et des chantres de l’ultralibéralisme ont gagné du terrain, s’affranchissant de toute règle, de tout contrôle. Et à côté des millions de citoyens qui meurent de faim ou qui triment pour mener une vie digne, on en voit certains gagner des fortunes en jouant à l’économie-casino. Aujourd’hui encore, certains prétendent que c’est l’ordre des choses. C’est le règne de la pensée unique néolibérale.
 
Puis vint l’année 2008. Et la crise libérale.
 
Une crise mondiale, aux conséquences dramatiques pour la société tout entière.
 
Le système qu’on nous présentait comme la seule voie de développement possible s’est effondré … avant d’appeler l’Etat pour essuyer les pertes et gérer le chaos. Le système ultralibéral a montré qu’il n’était donc pas seulement injuste mais qu’il était aussi économiquement intenable. Le temps de la pensée unique est révolu !
 
Cela, les défenseurs d’un capitalisme sans bornes, ceux qui profitent d’une accumulation sans limite, ne le reconnaîtront pas.
 
Au lendemain de la catastrophe, ils minimisent, parlent d’ajustement momentané, et tant pis pour les millions de gens qui restent sur le carreau. Mais la démonstration est faite : le système ultralibéral nous conduit dans une impasse sociale, écologique et économique. Plus rien ne doit nous empêcher de penser et de mettre en œuvre une alternative : une société où la croissance se fait dans la cohésion sociale et le développement durable.
 
C’est le projet des progressistes. C’est le combat du Parti Socialiste.
 
Ce combat est planétaire, mais il commence ici, en Belgique, à Bruxelles et en Wallonie. Surmonter la crise est une étape essentielle. Mais c’est une étape. Au-delà, nous devons construire – ensemble – un nouveau modèle de société, durable et solidaire. Un modèle où l’Etat doit être celui qui garantit la solidarité et, par là, celui qui rend possiblela réussite de chacun.
 

 

 
L’école doit avoir pour ambition l’épanouissement et la réussite de tous les jeunes. C’est pourquoi les socialistes veulent l’excellence pour notre enseignement.
 
Pour le PS, cette ambition pour l’école ne pourra se concrétiser qu’avec la participation de tous : les enseignants bien sûr, mais aussi le personnel éducatif, les parents, ainsi que l’ensemble des acteurs de notre société. L’école ne peut être isolée, elle doit au contraire évoluer en lien étroit avec la société d’aujourd’hui, afin de permettre à chaque jeune d’y trouver sa place et de valoriser au mieux ses capacités.
 
 
Parmi les priorités de l’enseignement, les savoirs de base (lire, écrire, calculer) constituent des objectifs prioritaires pour le PS. Ce sont les compétences que chacun se doit de maîtriser à la fin de son cursus scolaire.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • encourager la fréquentation de l’école à partir de 3 ans, pour faciliter l’intégration des enfants avant d’entrer en primaire ;

  • un manuel de référence en grammaire et orthographe pour toute la scolarité ;

  • un tronc commun effectif jusque 14 ansqui assure la maîtrise des savoirs de base ;

  • un ‘test d’enseignement secondaire supérieur’ commun à toutes les rhétos, pour garantir la qualité des diplômes délivrés.
 
 
 
L’apprentissage de plusieurs langues, dès le plus jeune âge, constitue un passeport pour l’avenir de nos enfants.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • une deuxième langue dès la première primaire dans toutes les écoles ;

  • la possibilité généralisée pour tous les élèves de refaire une rhéto dans une autre langue ;

  • deux fois plus de bourses pour des stages de langues pour les élèves et les enseignants ;

  • davantage d’immersion linguistique et d’échange de native speakers entre les trois Communautés.
 
 
 
L’enseignement qualifiant doit redevenir une filière d’excellence et de premier choix. Les jeunes doivent avoir à leur disposition des équipements de pointe, qui leur permettent d’être formés en fonction des opportunités du marché du travail. L’enseignement qualifiant doit permettre aux jeunes de trouver un travail de qualité immédiatement à la sortie de l’école.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • de nouveaux investissements dans des équipements et du matériel modernes ;

  • étendre la méthode de l’alternance à tout l’enseignement qualifiant ;

  • garantir une maîtrise de compétences communes à toutes les filières du qualifiant ;

  • une formation spécifique à «l’esprit d’entreprise» ;

  • des campagnes pour valoriser les métiers techniques et manuels.
 
 
 
Les enseignants sont les premiers garants de la qualité du système éducatif. Ils méritent notre respect. Ils doivent recevoir une excellente formation pédagogique mais aussi bénéficier d’une carrière plus attractive qui leur donnent la motivation et l’envie d’enseigner.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • une formation initiale portée à 5 ans pour les enseignants, en veillant à ce que ces études restent accessibles à tous ;

  • des formations continues pour tous les enseignants, en garantissant le remplacement pendant la formation, notamment via un pool d’enseignants pour remplacer les enseignants absents afin de garantir la continuité des apprentissages ;

  • un soutien particulier pour les jeunes enseignants (ex: le tutorat) ;

  • une amélioration et une simplification des statuts des acteurs de l’enseignement ;

  • un dispositif permettant de faciliter les remplacements de courte durée ou toute autre formule permettant de répondre aux difficultés rencontrées par les équipes éducatives lorsqu’un enseignant est absent.

 

 
A côté de l’acquisition des savoirs et des compétences, le rôle de l’école est aussi d’encourager la socialisation des jeunes, de transmettre des valeurs, d’éduquer à la citoyenneté, d’encourager chaque enfant à s’intégrer harmonieusement dans sa famille, la société. Les élèves doivent faire l’exercice de la démocratie dès le plus jeune âge par une participation active aux décisions qui les concernent à l’école.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • un cours de citoyenneté commun à tous les élèves ;

  • un contrat entre élèves, parents et école clarifiant les droits et devoirs de chacun ;

  • l’implication des élèves dans l’élaboration de règlements d’ordre intérieur des écoles.
 
 
Les conditions dans lesquelles se joue l’apprentissage sont par ailleurs essentielles. Il importe de garantir à l’élève un environnement favorable à son apprentissage et à son épanouissement.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • étendre l’encadrement différencié à plus d’écoles en difficulté ;

  • intensifier la rénovation des bâtiments scolaires dans le cadre de partenariats publics-privés ;

  • renforcer le cadre des surveillants-éducateurs ;

  • garantir l’accueil des enfants jusque 18h et favoriser l’organisation d’études surveillées dans l’heure qui suit la fin des cours.
 
 
 
Les parents jouent un rôle clé dans la scolarité de leurs enfants. Ils doivent donc être impliqués dès le début de la scolarité pour créer une dynamique positive autour de l’élève.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • une rencontre avec l’équipe éducative dans toutes les écoles lors de chaque rentrée scolaire ;

  • l’accompagnement des parents des adolescents qui rencontrent des difficultés ;

  • la création d’une association de parents dans chaque école.
 
 
 
L’enseignement de promotion sociale offre de véritables opportunités pour les adultes qui veulent continuer à se former ou réorienter leur carrière, que ce soit par choix personnel, par envie d’évoluer ou pour répondre aux effets de la crise économique.
 
Cette filière joue également un rôle majeur dans l’insertion sociale et professionnelle, en particulier pour les jeunes qui n’ont pas pu terminer le cycle secondaire, voire primaire.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • 50.000 périodes de cours supplémentaires chaque année ;

  • développer les sections formant aux métiers en pénurie et aux métiers de demain, en particulier liés à l’énergie et au développement durable.
 
 
 
 
Investir dans la recherche et l’enseignement supérieur, c’est investir dans l’avenir et dans le développement de Bruxelles et de la Wallonie.
 
Le PS croit dans le potentiel des Wallons et des Bruxellois d’atteindre l’excellence, si on leur donne les outils et les moyens nécessaires. Il y a en Communauté française des talents et des atouts qui doivent être soutenus, encouragés et valorisés. Au PS, nous nous donnons pour objectif de conquérir un Prix Nobel d’ici 2020 !
 
 
Quel que soit le milieu social dont les jeunes sont issus, tous ceux qui le souhaitent doivent pouvoir exploiter au mieux leurs talents et aller jusqu’au bout de leur ambition.
 
C’est en perfectionnant au mieux leurs compétences que les jeunes se donneront les meilleures chances de s’épanouir dans la vie active.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • la suppression du minerval pour les boursiers et l’offre automatique d’une bourse à tous les jeunes pouvant en bénéficier ;

  • des bourses liées à l’évolution du coût de la vie et allouées en fonction des revenus des parents ;

  • la suppression du numerus clausus ;

  • le refus catégorique de toute augmentation du minerval et des frais légaux ;

  • deux fois plus de bourses pour des stages Erasmus ;

  • améliorer l’accessibilité aux cours pour les handicapés.
 
 
 
Pour le PS, on ne brade pas la qualité des études. Quel que soit le domaine, le niveau des études doit être excellent pour que chaque diplôme garantisse l’entrée sur le marché du travail. Par ailleurs, tous les étudiants doivent pouvoir être accompagnés pour éviter l’échec.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • renforcer la formation continue des professeurs des hautes écoles et des universités au cours de leur carrière ;

  • encourager des personnes ayant une expérience professionnelle reconnue à devenir professeurs ;

  • promouvoir une pédagogie de la réussite, notamment par un encadrement spécifique en première année ;

  • des cours de langues obligatoires pour tous les étudiants.
 
 
 
La recherche est un moteur du développement économique, social et culturel de la Wallonie et de Bruxelles. Pour le PS, nous devons viser le meilleur, et nous donner les moyens de nos ambitions.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • consacrer 3% du PIB à la recherche ;

  • développer la recherche dans les secteurs porteurs tels que l’énergie, le développement durable, la santé ;

  • des investissements pour les équipements de pointe et les frais de fonctionnement des chercheurs ;

  • un statut harmonisé et revalorisé pour les chercheurs ;

  • la valorisation du doctorat comme une expérience professionnelle et non plus uniquement comme de la formation ;

  • la participation de nos chercheurs à des projets internationaux.
 
 
 
 
Avec l’évolution du marché du travail, la généralisation du travail chez les deux parents et la durée des déplacements, de plus en plus de parents ont besoin de solutions pour garder leurs enfants. Et pour les personnes qui cherchent un emploi, la difficulté de trouver un cadre de qualité pour garder leurs enfants peut constituer un obstacle important à la reprise du travail.
 
Pour le PS, l’accueil en crèche doit devenir un droit pour chaque bébé, chaque enfant. Une telle politique est essentielle à deux titres: non seulement pour l’épanouissement et la socialisation des enfants, mais aussi pour aider les parents à faire face aux difficultés de la vie quotidienne.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • 10.000 nouvelles places à l’horizon 2014 ;

  • des horaires plus flexibles pour les crèches ;

  • développer l’offre d’accueil pour les enfants malades ;

  • des crèches dans les gares des grandes villes ;

  • la création de haltes d’accueil près des centres de formation pour les demandeurs d’emploi ;

  • la diminution de la participation financière des parents disposant de revenus bas ou moyens ;

  • des points d’information et d’assistance dans chaque commune pour la recherche de places d’accueil.
 
 
 
 
Pour le PS, la culture, le sport et les nouvelles technologies sont des activités essentielles pour l’épanouissement et le développement personnel de chaque individu. Chacun, quels que soient ses centres d’intérêt, doit pouvoir s’épanouir, se développer à travers la pratique d’un sport, d’une activité culturelle ou l’accès aux nouvelles technologies.
 
Mais le PS y voit aussi de formidables vecteurs de développement pour nos Régions, de véritables filières d’avenir, créatrices d’emplois et d’activité économique durable.
 
 
La culture n’est pas un luxe.Par sa diversité, elle doit faire rêver tous les citoyens quel que soit leur âge, leur sensibilité, leur niveau de revenus ou leur origine.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • rendre tous les musées et institutions culturelles gratuits un dimanche par mois ;

  • l’initiation aux pratiques artistiques dès le plus jeune âge (à la crèche, à l’école, etc.) et tout au long de la vie ;

  • un soutien aux cultures émergentes pour rencontrer les attentes du public jeune ;

  • encourager les pratiques artistiques en amateur ;

  • la revalorisation des bibliothèques comme lieu de connaissance ;

  • des tarifs préférentiels pour les familles et les bas revenus ;

  • des infrastructures adaptées pour les personnes en situation de handicap.
 
 
 
Dans une société mondialisée, multiculturelle et en mutation continue, la créativité et la diversité culturelle jouent un rôle majeur en terme de développement économique. Car la culture est aussi génératrice d’emploi et d’attractivité pour une ville ou une Région.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • le soutien aux petits ensembles de musique et aux labels de qualité ;

  • la promotion des artistes belges à l’étranger et la valorisation de notre propre cinéma ;

  • le développement d’industries culturelles, notamment pour le livre et la bande dessinée ;

  • la défense sur service public audiovisuel et de son rôle éducatif et de promotion culturelle ;

  • la création de résidences d’artistes et de nouveaux espaces dédiés à la création dans des bâtiments inutilisés ;

  • le soutien au développement de projets créatifs multimédias.
 
 
 
Nos modes de vie ont évolué. On ne bouge plus assez. La surcharge pondérale, de plus en plus précoce chez de nombreux citoyens, révèle une carence en exercice. Pour le PS, les pouvoirs publics doivent stimuler la pratique du sport pour tous. Chaque citoyen doit avoir accès à «tous» les sports, en tenant compte de ses aspirations, de ses qualités et de ses envies.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • des stages ADEPS plus diversifiés pour les adolescents (BMX, skate board, beach soccer, …) ;

  • un encadrement professionnel pour le sport de rue ;

  • la création de centres sportifs de haut niveau ;

  • l’aménagement des salles de sport pour les handicapés ;

  • l’encouragement de la pratique du sport dans les entreprises.
 
 
 
Au-delà de l’aspect ludique qu’elles comportent, les nouvelles technologies sont aujourd’hui devenues indispensables pour accomplir toute une série de démarches : trouver un emploi, suivre une formation, chercher un logement ou une information administrative, etc.
 
Pour le PS, il est essentiel que tous les citoyens aient accès aux gigantesques possibilités qu’offrent les nouvelles technologies.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • l’instauration au niveau européen du service universel pour Internet rapide ;

  • des formations en informatique actualisées dans les écoles et un accès internet dans tous les établissements scolaires ;

  • la promotion de logiciels libres ;

  • la multiplication des espaces numériques publics et gratuits.
 
 
 
 
Le PS se bat chaque jour pour construire une société plus solidaire, plus juste. Une société où les liens sociaux doivent être non seulement préservés, mais aussi renforcés. Plus de solidarité, c’est plus de chances pour tous d’atteindre le meilleur.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • le renforcement des dispositifs d’accueil et d’écoute pour les jeunes en difficulté ;

  • des espaces d’accompagnement des parents (avant et après la naissance, pendant l’adolescence) ;

  • une aide à la vie quotidienne renforcée et diversifiée pour les ainés ;

  • une ligne téléphonique gratuite ouverte 7/7 pour le soutien aux victimes des violences conjugales ;

  • le renforcement de l’offre d’accueil en cas de crise familiale ;

  • l’organisation de campagnes d’information sur les assuétudes (alcool, drogues, tabac, …) dans les écoles, les cafés, les boîtes de nuit et l’obligation d’avoir une fontaine à eau dans toutes les discothèques ;

  • le renforcement de l’interprétariat social.
 
 
 
 
 
Pour le PS, le rôle de l’administration est de simplifier la vie, d’encourager les projets, l’envie d’entreprendre et d’accompagner les citoyens dans chaque étape de leur parcours. Chaque citoyen doit avoir la possibilité d’atteindre ses objectifs avec le soutien de services publics modernes et efficaces.
 
Avec l’ensemble des agents de la fonction publique, nous voulons proposer aux citoyens de conclure un contrat avec l’administration : celle-ci doit devenir un partenaire pleinement actif dans la réalisation des projets de chacun, en limitant au strict minimum le nombre de démarches au préalable. En contrepartie, ceux qui bénéficient de cet accompagnement s’engagent à en respecter les règles.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • la simplification des démarches administratives via un portail électronique performant ;

  • un baromètre de satisfaction pour mieux répondre aux attentes des usagers ;

  • la réduction des délais dans toutes les procédures ;

  • une formation renforcée et des perspectives de carrière motivantes pour les agents.
 
 
 
Bien gouverner, c’est améliorer le fonctionnement des institutions au bénéfice des citoyens, des associations et des entreprises. Pour le PS, cette bonne gouvernance passe notamment par une simplification des institutions francophones, pour plus de cohérence et de lisibilité.
 
En proposant une Fédération Wallonie-Bruxelles, le PS veut mieux prendre en compte les besoins spécifiques des Régions wallonne et bruxelloise, impliquer davantage cette institution dans le redéploiement socio-économique des Régions, et donc mieux coller à la réalité des citoyens.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • un Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles composé avec des ministres régionaux bruxellois et wallons en nombre limité ;

  • des synergies renforcées entre les compétences communautaires et régionales ;

  • une répartition des compétences pragmatique et en phase avec les réalités du terrain.
 
 
 
 
II. LES VALEURS PS : 2 AXES TRANSVERSAUX
 
Le développement durable et l’égalité de tous (âge, sexe, religion, …) constituent l’axe transversal qui sous-tend l’ensemble de nos actions, quelle que soit la politique concernée. Demain plus que jamais, le PS entend placer l’égalité et le développement durable à la base de son ambition pour les francophones.
 
 
 
L’égalité ne se proclame pas, elle se construit et se conquiert dans les faits. Il s’agit de créer les conditions politiques, sociales, économiques, éducatives et environnementales qui rendent l’égalité tangible pour chacun.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • améliorer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, notamment en assurant à chaque enfant une place d’accueil dans les crèches ;

  • étendre l’encadrement différencié à plus d’écoles en difficulté ;

  • un cours de citoyenneté commun à tous les élèves ;

  • mettre en place un parcours d’accueil pour mieux informer les Belges d’origine étrangère ou les étrangers installés depuis longtemps chez nous de leurs droits et de leurs devoirs (cours de français, initiation à la citoyenneté, orientation socioprofessionnelle) ;

  • la lutte contre toutes les discriminations et la mise en place de plans d’égalité dans la fonction publique pour les femmes, les personnes issues de l’immigration et les personnes handicapées ;

  • garantir l’application effective des droits acquis en matière d’égalité, tels que l’adoption pour les couples de même sexe.
 
 
 
 
Pour le PS, le développement durable n’est pas une option parmi d’autres. C’est une question vitale pour notre société et pour les générations à venir. C’est aussi une opportunité formidable en termes de création d’emplois et de soutien au redéploiement économique de nos Régions.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • mettre en place un «test développement durable» pour l’ensemble des mesures prises par le Gouvernement et l’administration ;

  • définir une stratégie globale de performance énergétique des bâtiments publics et opter pour l’électricité 100% verte ;

  • intégrer d’ici 2014, 20% de produits locaux, de saison ou issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable dans les cantines des écoles et des administrations ;

  • rendre faibles en émissions de carbone toutes les nouvelles constructions publiques ;

  • développer les formations aux métiers de demain, en particulier liés à l’énergie et au développement durable ;

  • développer la recherche dans les secteurs porteurs tels que l’énergie, et le développement durable ;
  • l’insertion de clauses sociales, environnementales et éthiques à toutes les étapes de la construction et de la rénovation des écoles.

16:56 Écrit par Saverio Ciavarella dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

-- Programme PS Europe --

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Lors des prochaines élections européennes, les citoyens d’Europe devront faire un choix politique fondamental.
 
Partout en Europe, les gens sont confrontés à des défis sans précédent : la récession et la hausse du chômage avec la crise financière mondiale, la flambée des prix de l’alimentation et de l’énergie, la baisse du pouvoir d'achat et le risque croissant de pauvreté, le réchauffement climatique, la criminalité et le terrorisme qui menacent leur sécurité.
 
Dans ce moment grave, chaque électeur aura à choisir entre notre conception d’une Europe de progrès, où les citoyens, les Etats et les pouvoirs européens travaillent ensemble pour répondre aux aspirations de tous ; et une Europe de droite, où l'avenir de nos pays et de nos concitoyens serait remis au jeu du marché.
 
Le PS veut une autre Europe. Avec le Parti socialiste européen, nous nous engageons à créer une société plus juste et plus protectrice, prête à relever les défis qui sont devant nous, en disant : "les citoyens d’abord".
 
Ces cinq dernières années, la droite a disposé d'une majorité en Europe, au sein de la Commission et du Parlement européen, et avec la majorité des gouvernements des Etats membres. Mais qu'en a-t-elle fait ? A-t-elle réussi à faire face à la crise financière mondiale ? A-t-elle enrayé la montée des prix de l’alimentation et de l'énergie ? A-t-elle réduit la pauvreté et les inégalités? La société est-elle plus juste qu'il y a cinq ans? A-t-elle soutenu nos propositions pour créer plus d'emplois mieux protégés ?
 
La droite suit le marché. Nous suivons nos convictions.
 
La droite dit : "adaptez-vous au marché". Nous disons : "décidons notre avenir".
 
Nous avons besoin d'une solide majorité progressiste en Europe afin de lancer les réformes essentielles au bien-être des citoyens européens et de la société dans son ensemble. Ces réformes sont indispensables pour libérer les gens de la pression qu’ils subissent partout, et pour leur rendre espoir en l’avenir.
Le redressement de Bruxelles et de la Wallonie passera forcément par une économie plus juste et une Europe plus humaine. C’est ce défi que le PS veut relever.
 
 
 
 
 
Le pouvoir d'achat et le progrès social sont, pour le PS, non seulement des droits économiques fondamentaux de chaque individu, mais aussi les véritables moteurs d’une croissance économique durable.
 
Le PS entend remettre ces principes au cœur de l’Union Européenne, et renverser le cours des politiques européennes qui ont conduit successivement à l'abandon de la dimension sociale dans la stratégie de développement de l'Union européenne et au développement d'une concurrence sociale effrénée entre les pays européens et leurs travailleurs.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • Un Accord Européen sur les salaires, garantissant un salaire égal à travail égal et prévoyant l’établissement d’un salaire minimum décent dans tous les Etats membres, soit par la loi, soit par la négociation collective. Les travailleurs ne doivent pas voir leurs droits sociaux mis en concurrence, et le principe d’un salaire minimum partout en Europe est un premier pas indispensable pour enrayer la spirale du dumping social salarial.

  • Un Pacte européen du Progrès Social établissant des objectifs et des normes pour les politiques nationales de solidarité, de santé et d’éducation afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités et de soutenir le développement économique et social de l'Union.

  • Une durée maximale de travail décente au niveau européen, sans possibilité de dérogation individuelle, cohérente avec les droits à la santé et à la sécurité au travail et avec un équilibre normal entre temps de travail et vie personnelle.

  • Une vraie mobilité des patients répondant à de vraies nécessités, contrairement au projet de directive sur les soins transfrontaliers qui ne bénéficie qu’aux plus riches et qui ignore les équilibres des systèmes de santé publique.

  • La refonte de la législation européenne anti-discrimination, pour étendre les directives actuelles à tous les secteurs et toutes les formes de discrimination, dont les discriminations sur la base du sexe ou du genre, du handicap, de la vieillesse, de l’orientation sexuelle et de l’état de santé.
 
 
 
La crise financière mondiale que nous subissons aujourd’hui de plein fouet est le résultat manifeste d’un manque de régulation des marchés financiers. Le refus de tout contrôle a conduit à l'échec. Au final, c’est l’économie réelle – et donc la société tout entière (les citoyens, les épargnants, les petits actionnaires, les travailleurs) qui paie cash les dérives de cette crise libérale.
 
Face à ce constat, les socialistes veulent dépasser le stade des incantations. Le PS avance des propositions concrètes qui visent à assurer une régulation réelle des marchés financiers sur le plan européen.
 
Plus que jamais, nous sommes convaincus qu’il faut transformer ces difficultés en une opportunité! Une opportunité de changer les choses, d’impulser un nouveau modèle de développement économique, un modèle durable et solidaire, basé sur l’extraordinaire potentiel des êtres humains et non sur la course au profit !
 
Pour les socialistes, le développement économique doit servir l’objectifplus global de progrès social. Il s’agit de passer de la maximisation du profit à la maximisation du bien-être social.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • L’interdiction des fonds d’investissement localisés dans des paradis fiscaux; l’instauration d’un prélèvement sur les transactions boursières purement spéculatives, lequel financerait un fonds mondial pour la coopération au développement. Il s’agit ainsi de freiner les bulles spéculatives. La création d’un Interpol financier à l’échelle internationale, chargé de traquer les abus de marché et la fraude financière afin de parer aux risques de manipulations sur les marchés financiers. La signature d’un traité mondial de régulation et de contrôle des marchés financiers («Kyoto de la Finance»). Ce traité mettrait en place un dispositif placé sous l’autorité de l’ONU, chargé notamment de veiller à la stabilité des marchés financiers.

  • Un socle commun européen ambitieux en matière de droits des consommateurs, tout en évitant une remise en cause des dispositions nationales plus protectrices, dans le cadre de la directive sur les droits de consommateurs actuellement en discussion; la garantie effective de la sécurité de certains produits, dont les jouets importés, par le biais de marques et labels fiables.

  • Le regroupement des Etats désireux d’harmoniser la fiscalité pour fixer en commun des règles fiscales minimales dont un taux minimal d’imposition pour les sociétés, une fiscalité européenne sur tous les revenus de l’épargne et une fiscalité énergétique et sur les mouvements de capitaux.

  • Une évaluation sociale des libéralisations. Cette évaluation doit être accompagnée de mesures visant à corriger les défaillances de la libéralisation et, le cas échéant, de propositions visant à encadrer le marché voire à autoriser le retour à certaines formes d’intervention publique. Une directive cadrepour protéger les services publics au niveau européen.

  • Une stratégie européenne de croissance durable, reposant notamment sur une alliance emploi-environnement, qui doit créer 10 millions de nouveaux emplois à l’horizon 2020 dans l’Union Européenne. Un investissement massif dans les secteurs d’économie d’énergie, de l’éco-construction et de l’éco-rénovation, des énergies renouvelables, de l’assainissement des friches et sols pollués, de la réduction des émissions polluantes, de la gestion de l’eau, du traitement des déchets et de la mobilité durable. Tous les Etats Membres doivent montrer l’exemple, avec la construction de bâtiments publics verts ou la mise en place de critères écologiques dans l’attribution des marchés publics.

  • Une réforme des statuts de la Banque Centrale Européenne pour que les objectifs de croissance et d’emploi soient placés au même niveau que l’objectif de la lutte contre l’inflation dans la conduite de la politique monétaire.
 
 
 
 
La crise économique ne doit pas reléguer à l’arrière-plan la crise climatique et environnementale. Au contraire, prendre la tête des efforts mondiaux pour une économie et une société plus respectueuse de l’environnement et du climat signifie préparer l’avenir. Pour le PS, la question est aussi celle d’une répartition équitable des efforts entre les pays riches et les pays pauvres, et entre les citoyens.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • Un objectif européen de réduction des émissions de gaz à effet de serre, à des quantités proches de zéro à l’horizon 2050. L’Union européenne renforcerait ainsi sa position dominante vis-à-vis de ses partenaires mondiaux, tant du point de vue politique, scientifique qu’économique (en soutenant la promotion de nouvelles technologies innovantes dans les transports, l’isolation, les économies d’énergie, la production d’énergies renouvelables, …).

  • Rendre contraignant l’objectif politique fixé en décembre 2008 de réduction de 20%, d’ici 2020, de la consommation d’énergie,et renforcer les mesures européennes visant l’efficience énergétique des bâtiments, des transports,des produits consommateurs d’énergie et des matériaux permettant une meilleure isolation.
 
 
 
 
Pour le PS, l’Union Européenne ne doit pas rester une machine éloignée des préoccupations des citoyens. Au contraire, l’Europe doit être plus humaine, plus proche des citoyens. C’est pourquoi le PS propose que l’Union Européenne s’investisse de façon positive dans des domaines tels que la mobilité des jeunes et la culture.
 
L’Union Européenne doit aussi résister à la tentation de devenir une forteresse fermée qui ne conçoit les migrations que comme une menace.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • Pour une meilleure mobilité étudiante, la bourse ERASMUS doit être relevée à 300 euros/mois et continuer à être cumulable avec les aides octroyées aux étudiants les moins favorisés par la Communauté française.

  • La non soumission des secteurs culturel et audiovisuel aux seules lois du marché, que ce soit dans le cadre des accords de libre échange, ou de protocoles culturels de coopération à conclure entre Union européenne et des Etats tiers.

  • La modification de la directive «retour» pour limiter à deux mois maximum la détention des étrangers sans titre de séjour, interdire la détention des enfants et des familles dans les centres fermés, organiser un contrôle juridictionnel de la détention, limiter l’utilisation de la force par les services responsables de l’éloignement et prévoir un contrôle de la procédure d’éloignement forcé par des autorités indépendantes.
 
 
 
 
La crise économique mondiale que nous vivons risque d’accroitre encore plus les déséquilibres et les injustices d’une mondialisation libérale incontrôlée. Pour le PS, l’Union Européenne doit se mobiliser pour un monde plus solidaire.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • Renforcer la dimension sociale et environnementale des relations commerciales internationales, notamment le respect des Conventions de base de l'Organisation Internationale du Travail et des principes du travail décent.

  • L’exclusion définitive des négociations commerciales internationales de certains domaines reconnus comme n’étant pas des marchandises : la santé, l’éducation, la formation, la culture, l’audiovisuel, les services publics, le logement social, l’eau, ...

  • L’intervention de l’Union Européenne pour briser la spéculation desmarchés financiers sur les prix des denrées alimentaires.

16:51 Écrit par Saverio Ciavarella dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |