11/04/2009

-- Programme PS Europe --

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Lors des prochaines élections européennes, les citoyens d’Europe devront faire un choix politique fondamental.
 
Partout en Europe, les gens sont confrontés à des défis sans précédent : la récession et la hausse du chômage avec la crise financière mondiale, la flambée des prix de l’alimentation et de l’énergie, la baisse du pouvoir d'achat et le risque croissant de pauvreté, le réchauffement climatique, la criminalité et le terrorisme qui menacent leur sécurité.
 
Dans ce moment grave, chaque électeur aura à choisir entre notre conception d’une Europe de progrès, où les citoyens, les Etats et les pouvoirs européens travaillent ensemble pour répondre aux aspirations de tous ; et une Europe de droite, où l'avenir de nos pays et de nos concitoyens serait remis au jeu du marché.
 
Le PS veut une autre Europe. Avec le Parti socialiste européen, nous nous engageons à créer une société plus juste et plus protectrice, prête à relever les défis qui sont devant nous, en disant : "les citoyens d’abord".
 
Ces cinq dernières années, la droite a disposé d'une majorité en Europe, au sein de la Commission et du Parlement européen, et avec la majorité des gouvernements des Etats membres. Mais qu'en a-t-elle fait ? A-t-elle réussi à faire face à la crise financière mondiale ? A-t-elle enrayé la montée des prix de l’alimentation et de l'énergie ? A-t-elle réduit la pauvreté et les inégalités? La société est-elle plus juste qu'il y a cinq ans? A-t-elle soutenu nos propositions pour créer plus d'emplois mieux protégés ?
 
La droite suit le marché. Nous suivons nos convictions.
 
La droite dit : "adaptez-vous au marché". Nous disons : "décidons notre avenir".
 
Nous avons besoin d'une solide majorité progressiste en Europe afin de lancer les réformes essentielles au bien-être des citoyens européens et de la société dans son ensemble. Ces réformes sont indispensables pour libérer les gens de la pression qu’ils subissent partout, et pour leur rendre espoir en l’avenir.
Le redressement de Bruxelles et de la Wallonie passera forcément par une économie plus juste et une Europe plus humaine. C’est ce défi que le PS veut relever.
 
 
 
 
 
Le pouvoir d'achat et le progrès social sont, pour le PS, non seulement des droits économiques fondamentaux de chaque individu, mais aussi les véritables moteurs d’une croissance économique durable.
 
Le PS entend remettre ces principes au cœur de l’Union Européenne, et renverser le cours des politiques européennes qui ont conduit successivement à l'abandon de la dimension sociale dans la stratégie de développement de l'Union européenne et au développement d'une concurrence sociale effrénée entre les pays européens et leurs travailleurs.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • Un Accord Européen sur les salaires, garantissant un salaire égal à travail égal et prévoyant l’établissement d’un salaire minimum décent dans tous les Etats membres, soit par la loi, soit par la négociation collective. Les travailleurs ne doivent pas voir leurs droits sociaux mis en concurrence, et le principe d’un salaire minimum partout en Europe est un premier pas indispensable pour enrayer la spirale du dumping social salarial.

  • Un Pacte européen du Progrès Social établissant des objectifs et des normes pour les politiques nationales de solidarité, de santé et d’éducation afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités et de soutenir le développement économique et social de l'Union.

  • Une durée maximale de travail décente au niveau européen, sans possibilité de dérogation individuelle, cohérente avec les droits à la santé et à la sécurité au travail et avec un équilibre normal entre temps de travail et vie personnelle.

  • Une vraie mobilité des patients répondant à de vraies nécessités, contrairement au projet de directive sur les soins transfrontaliers qui ne bénéficie qu’aux plus riches et qui ignore les équilibres des systèmes de santé publique.

  • La refonte de la législation européenne anti-discrimination, pour étendre les directives actuelles à tous les secteurs et toutes les formes de discrimination, dont les discriminations sur la base du sexe ou du genre, du handicap, de la vieillesse, de l’orientation sexuelle et de l’état de santé.
 
 
 
La crise financière mondiale que nous subissons aujourd’hui de plein fouet est le résultat manifeste d’un manque de régulation des marchés financiers. Le refus de tout contrôle a conduit à l'échec. Au final, c’est l’économie réelle – et donc la société tout entière (les citoyens, les épargnants, les petits actionnaires, les travailleurs) qui paie cash les dérives de cette crise libérale.
 
Face à ce constat, les socialistes veulent dépasser le stade des incantations. Le PS avance des propositions concrètes qui visent à assurer une régulation réelle des marchés financiers sur le plan européen.
 
Plus que jamais, nous sommes convaincus qu’il faut transformer ces difficultés en une opportunité! Une opportunité de changer les choses, d’impulser un nouveau modèle de développement économique, un modèle durable et solidaire, basé sur l’extraordinaire potentiel des êtres humains et non sur la course au profit !
 
Pour les socialistes, le développement économique doit servir l’objectifplus global de progrès social. Il s’agit de passer de la maximisation du profit à la maximisation du bien-être social.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • L’interdiction des fonds d’investissement localisés dans des paradis fiscaux; l’instauration d’un prélèvement sur les transactions boursières purement spéculatives, lequel financerait un fonds mondial pour la coopération au développement. Il s’agit ainsi de freiner les bulles spéculatives. La création d’un Interpol financier à l’échelle internationale, chargé de traquer les abus de marché et la fraude financière afin de parer aux risques de manipulations sur les marchés financiers. La signature d’un traité mondial de régulation et de contrôle des marchés financiers («Kyoto de la Finance»). Ce traité mettrait en place un dispositif placé sous l’autorité de l’ONU, chargé notamment de veiller à la stabilité des marchés financiers.

  • Un socle commun européen ambitieux en matière de droits des consommateurs, tout en évitant une remise en cause des dispositions nationales plus protectrices, dans le cadre de la directive sur les droits de consommateurs actuellement en discussion; la garantie effective de la sécurité de certains produits, dont les jouets importés, par le biais de marques et labels fiables.

  • Le regroupement des Etats désireux d’harmoniser la fiscalité pour fixer en commun des règles fiscales minimales dont un taux minimal d’imposition pour les sociétés, une fiscalité européenne sur tous les revenus de l’épargne et une fiscalité énergétique et sur les mouvements de capitaux.

  • Une évaluation sociale des libéralisations. Cette évaluation doit être accompagnée de mesures visant à corriger les défaillances de la libéralisation et, le cas échéant, de propositions visant à encadrer le marché voire à autoriser le retour à certaines formes d’intervention publique. Une directive cadrepour protéger les services publics au niveau européen.

  • Une stratégie européenne de croissance durable, reposant notamment sur une alliance emploi-environnement, qui doit créer 10 millions de nouveaux emplois à l’horizon 2020 dans l’Union Européenne. Un investissement massif dans les secteurs d’économie d’énergie, de l’éco-construction et de l’éco-rénovation, des énergies renouvelables, de l’assainissement des friches et sols pollués, de la réduction des émissions polluantes, de la gestion de l’eau, du traitement des déchets et de la mobilité durable. Tous les Etats Membres doivent montrer l’exemple, avec la construction de bâtiments publics verts ou la mise en place de critères écologiques dans l’attribution des marchés publics.

  • Une réforme des statuts de la Banque Centrale Européenne pour que les objectifs de croissance et d’emploi soient placés au même niveau que l’objectif de la lutte contre l’inflation dans la conduite de la politique monétaire.
 
 
 
 
La crise économique ne doit pas reléguer à l’arrière-plan la crise climatique et environnementale. Au contraire, prendre la tête des efforts mondiaux pour une économie et une société plus respectueuse de l’environnement et du climat signifie préparer l’avenir. Pour le PS, la question est aussi celle d’une répartition équitable des efforts entre les pays riches et les pays pauvres, et entre les citoyens.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • Un objectif européen de réduction des émissions de gaz à effet de serre, à des quantités proches de zéro à l’horizon 2050. L’Union européenne renforcerait ainsi sa position dominante vis-à-vis de ses partenaires mondiaux, tant du point de vue politique, scientifique qu’économique (en soutenant la promotion de nouvelles technologies innovantes dans les transports, l’isolation, les économies d’énergie, la production d’énergies renouvelables, …).

  • Rendre contraignant l’objectif politique fixé en décembre 2008 de réduction de 20%, d’ici 2020, de la consommation d’énergie,et renforcer les mesures européennes visant l’efficience énergétique des bâtiments, des transports,des produits consommateurs d’énergie et des matériaux permettant une meilleure isolation.
 
 
 
 
Pour le PS, l’Union Européenne ne doit pas rester une machine éloignée des préoccupations des citoyens. Au contraire, l’Europe doit être plus humaine, plus proche des citoyens. C’est pourquoi le PS propose que l’Union Européenne s’investisse de façon positive dans des domaines tels que la mobilité des jeunes et la culture.
 
L’Union Européenne doit aussi résister à la tentation de devenir une forteresse fermée qui ne conçoit les migrations que comme une menace.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • Pour une meilleure mobilité étudiante, la bourse ERASMUS doit être relevée à 300 euros/mois et continuer à être cumulable avec les aides octroyées aux étudiants les moins favorisés par la Communauté française.

  • La non soumission des secteurs culturel et audiovisuel aux seules lois du marché, que ce soit dans le cadre des accords de libre échange, ou de protocoles culturels de coopération à conclure entre Union européenne et des Etats tiers.

  • La modification de la directive «retour» pour limiter à deux mois maximum la détention des étrangers sans titre de séjour, interdire la détention des enfants et des familles dans les centres fermés, organiser un contrôle juridictionnel de la détention, limiter l’utilisation de la force par les services responsables de l’éloignement et prévoir un contrôle de la procédure d’éloignement forcé par des autorités indépendantes.
 
 
 
 
La crise économique mondiale que nous vivons risque d’accroitre encore plus les déséquilibres et les injustices d’une mondialisation libérale incontrôlée. Pour le PS, l’Union Européenne doit se mobiliser pour un monde plus solidaire.
 
Nos propositions concrètes :
 
  • Renforcer la dimension sociale et environnementale des relations commerciales internationales, notamment le respect des Conventions de base de l'Organisation Internationale du Travail et des principes du travail décent.

  • L’exclusion définitive des négociations commerciales internationales de certains domaines reconnus comme n’étant pas des marchandises : la santé, l’éducation, la formation, la culture, l’audiovisuel, les services publics, le logement social, l’eau, ...

  • L’intervention de l’Union Européenne pour briser la spéculation desmarchés financiers sur les prix des denrées alimentaires.

16:51 Écrit par Saverio Ciavarella dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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