06/03/2008

Reynders interpellé à la Chambre sur le coût des notionnels

Les intérêts notionnels ont une nouvelle fois donné lieu à un débat agité, jeudi après-midi, dans le cadre de l'heure des questions à la Chambre.

Dirk Van der Maelen (sp.a) et Stefaan Van Hecke (Groen! ) ont reproché au ministre d'avoir caché aux parlementaires les chiffres relatifs au coût de cette mesure qu'on peut lire ce jeudi dans la presse. Le ministre des Finances, Didier Reynders, a répliqué que les chiffres publiés sont une évaluation réalisée pour l'élaboration du Budget 2008 et non le coût réel. "Il est trop tôt pour avoir des chiffres sur le coût réel de la part de l'administration", a dit le ministre.

Les journaux économiques L'Echo et De Tijd écrivaient jeudi matin avoir pris connaissance d'une analyse du service d'études du SPF Finances selon laquelle le coût brut des intérêts notionnels est de 2,24 milliards d'euros. Ce qui représente un coût net à 763 millions.

Le ministre a insisté sur le fait qu'il s'agit d'estimations et non de chiffres définitifs. Il a aussi répété que malgré les diminutions d'impôts les recettes fiscales continuent d'augmenter. "Je reste disposé à donner encore et toujours la même réponse sur les mêmes questions", a conclu le ministre qui a ajouté que le débat démontre "comme il sera difficile de faire un gouvernement avec certains partis" en montrant la gauche de l'hémicycle.

Dans la foulée le ministre a été interrogé par Peter Luykx (N-VA) sur les contrôles fiscaux qui selon lui sont trop peu nombreux. Didier Reynders a répondu que grâce à l'informatisation un système de contrôle ciblé sur ceux qui présentent un vrai risque de fraude a été mis en place. Cela donne de très bons résultats notamment pour les services de douanes et de lutte contre les carrousels à la TVA.

Enfin, interrogé par Dirk Van der Maelen (sp.a), Guy Coëme (PS), Stefaan Van Hecke (Groen! ) et Georges Gilkinet (Ecolo), Didier Reynders a encore répété devant la Chambre que lui-même ainsi que les autorités judiciaires avaient demandé des informations à l'Allemagne sur la liste des personnes qui ont placé de l'argent au Liechtenstein. "A cette date, je ne dispose d'aucune liste de Belges concernés. Je ne peux pas l'inventer", a-t-il dit.

22:50 Écrit par Saverio Ciavarella dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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